Ambiance de feu pour le concert événement des Arctic Monkeys au Zénith de Paris jeudi 5 et vendredi 6 novembre. Devant une salle pleine à craquer et un public clairement enthousiaste, le groupe a assuré un show monstrueux. Il fallait tout simplement être là pour assister au concert de l'année.
Retour sur deux heures de pur bonheur...
En première partie les Eagles Of Death Metal ont plutôt bien chauffé le public. A priori, pas la peine de prendre ce groupe au sérieux, vu les poses et les mimiques dignes des hard-rockeurs. Néanmoins le temps passe vite.
21h15, résonne une vieille mélodie sixties et tout le monde se lève comme un seul homme.
Alex, Matt et les autres arrivent sobrement, saluent vaguement le public qui les acclame à tout rompre.
Suivent les premiers accords de « Dance Little Liar ». La voix d'Alex Turner se chauffe suffisamment pour enchaîner sur le formidable « Brianstorm ». Ils ont déjà le public dans leur poche. Et puisqu'on est aussi là pour voir s'ils ont retravaillé leurs anciens morceaux à la sauce Humbug, on a immédiatement droit à « This house is a circus », « Still take you home » qui a déchaîné la fosse, et enfin « I bet you look good on the dancefloor » tube incontournable, tous menés à une cadence d'enfer.
On ne comprend pas ce qu'il se passe, on profite juste.
Les titres d'Humbug prouvent qu'ils ont aussi été composés pour la scène même si « Sketchead » (b-side) me convainc moyennement, sauf le jeu de batterie de Matt parfait tout au long de la soirée, et que « Dangerous Animals » reste la plus faiblarde.
Signe de classe, on remarque que lorsque la cadence ralentit comme sur « My propeller » ou « Crying lightning » le groupe est aussi très convaincant. La voix de crooner d'Alex rend le tout hyper classe...
Une classe renforcée aussi par les lumières et la mise en scène : énormes spots au dessus du groupe et écrans géants rectangulaires placés de chaque côté de la scène. Ils sont filmés grâce à des caméras de surveillance installées un peu partout sur scène, c'est du plus bel effet !
Nous n'avons pas le temps de rêvasser, ils nous balancent un « View from the afternoon » complètement dément... puis enchaînent avec « Cornerstone » qui est à ce jour l'une des plus belles pépites de leur répertoire.
Ils ne sont pas bavards les Monkeys, mais sont visiblement heureux de passer un aussi bon moment que nous. Quelques mots venant d'Alex contentent le public : « Paris est magique », « all the single ladies, all the singles ladies » et le fameux « Meuwci beauwcoup ». Il n'a pas besoin d'en rajouter, on ne voit que lui... Je comprends mieux pourquoi il s'est laissé pousser les cheveux, c'est pour mieux secouer sa tête comme un cocotier !
Matt est tellement à fond qu'il en perd une baguette, un mec de l'équipe lui renvoie, il la rattrape au vol avec une facilité déconcertante... Classe (encore) !
« If you were there, beware » et « Pretty visitors » suivent... Un vigile passe auprès de chaque personne en bout de rangée et nous dit qu'il va falloir rester bien en place, il va y avoir une explosion. Ah ?
Puis je reviens dans le concert et suis hypnotisée par « The jeweller's hands » et « Do me a favour » ma chanson préférée de Favourite Worst Nightmare.
C'est tout bonnement magnifique !
Le final est ébouriffant : sur « When the sun goes down », la salle reprend les deux premiers couplets avec Alex, qui en oublie les paroles. J'ai des frissons. Et puis premier riff, Matt s'excite, le morceau s'enflamme, c'est une tuerie, on saute, on gueule !
Le set s'achève sur « Secret door » sublime... Je ne pensais pas que ce morceau prendrait une telle ampleur en live. Quelques instants de calme et au moment où l'on s'y attend le moins, un puissant coup de canon libère des milliers de confettis. C'est magnifique ! Les frissons me parcourent encore, j'ai les yeux qui brillent... C'est Noël avant l'heure...
En guise de rappel, ils nous offrent une intéressante relecture de « Fluorescent adolescent » et un très électrique « 505 » clôture à merveille ce concert inouï.
Ils s'éclipsent discrètement un par un, laissant les quelques 7000 spectateurs heureux regagner l'extérieur accompagnés d'une pluie fine... on se croirait à Sheffield...
Trois très bons albums plus tard, les Arctic Monkeys sont devenus un rouleau compresseur scénique... La densité du répertoire est impressionnante, les diverses ambiances proposées sont hallucinantes. Le groupe porté par Matt, incroyable batteur, et emmené par le génial Alex Turner confirme son succès mérité dans les plus hautes cimes du rock'n'roll et de la pop.
Retour sur deux heures de pur bonheur...
En première partie les Eagles Of Death Metal ont plutôt bien chauffé le public. A priori, pas la peine de prendre ce groupe au sérieux, vu les poses et les mimiques dignes des hard-rockeurs. Néanmoins le temps passe vite.
21h15, résonne une vieille mélodie sixties et tout le monde se lève comme un seul homme.
Alex, Matt et les autres arrivent sobrement, saluent vaguement le public qui les acclame à tout rompre.
Suivent les premiers accords de « Dance Little Liar ». La voix d'Alex Turner se chauffe suffisamment pour enchaîner sur le formidable « Brianstorm ». Ils ont déjà le public dans leur poche. Et puisqu'on est aussi là pour voir s'ils ont retravaillé leurs anciens morceaux à la sauce Humbug, on a immédiatement droit à « This house is a circus », « Still take you home » qui a déchaîné la fosse, et enfin « I bet you look good on the dancefloor » tube incontournable, tous menés à une cadence d'enfer.
On ne comprend pas ce qu'il se passe, on profite juste.
Les titres d'Humbug prouvent qu'ils ont aussi été composés pour la scène même si « Sketchead » (b-side) me convainc moyennement, sauf le jeu de batterie de Matt parfait tout au long de la soirée, et que « Dangerous Animals » reste la plus faiblarde.
Signe de classe, on remarque que lorsque la cadence ralentit comme sur « My propeller » ou « Crying lightning » le groupe est aussi très convaincant. La voix de crooner d'Alex rend le tout hyper classe...
Une classe renforcée aussi par les lumières et la mise en scène : énormes spots au dessus du groupe et écrans géants rectangulaires placés de chaque côté de la scène. Ils sont filmés grâce à des caméras de surveillance installées un peu partout sur scène, c'est du plus bel effet !
Nous n'avons pas le temps de rêvasser, ils nous balancent un « View from the afternoon » complètement dément... puis enchaînent avec « Cornerstone » qui est à ce jour l'une des plus belles pépites de leur répertoire.
Ils ne sont pas bavards les Monkeys, mais sont visiblement heureux de passer un aussi bon moment que nous. Quelques mots venant d'Alex contentent le public : « Paris est magique », « all the single ladies, all the singles ladies » et le fameux « Meuwci beauwcoup ». Il n'a pas besoin d'en rajouter, on ne voit que lui... Je comprends mieux pourquoi il s'est laissé pousser les cheveux, c'est pour mieux secouer sa tête comme un cocotier !
Matt est tellement à fond qu'il en perd une baguette, un mec de l'équipe lui renvoie, il la rattrape au vol avec une facilité déconcertante... Classe (encore) !
« If you were there, beware » et « Pretty visitors » suivent... Un vigile passe auprès de chaque personne en bout de rangée et nous dit qu'il va falloir rester bien en place, il va y avoir une explosion. Ah ?
Puis je reviens dans le concert et suis hypnotisée par « The jeweller's hands » et « Do me a favour » ma chanson préférée de Favourite Worst Nightmare.
C'est tout bonnement magnifique !
Le final est ébouriffant : sur « When the sun goes down », la salle reprend les deux premiers couplets avec Alex, qui en oublie les paroles. J'ai des frissons. Et puis premier riff, Matt s'excite, le morceau s'enflamme, c'est une tuerie, on saute, on gueule !
Le set s'achève sur « Secret door » sublime... Je ne pensais pas que ce morceau prendrait une telle ampleur en live. Quelques instants de calme et au moment où l'on s'y attend le moins, un puissant coup de canon libère des milliers de confettis. C'est magnifique ! Les frissons me parcourent encore, j'ai les yeux qui brillent... C'est Noël avant l'heure...
En guise de rappel, ils nous offrent une intéressante relecture de « Fluorescent adolescent » et un très électrique « 505 » clôture à merveille ce concert inouï.
Ils s'éclipsent discrètement un par un, laissant les quelques 7000 spectateurs heureux regagner l'extérieur accompagnés d'une pluie fine... on se croirait à Sheffield...
Trois très bons albums plus tard, les Arctic Monkeys sont devenus un rouleau compresseur scénique... La densité du répertoire est impressionnante, les diverses ambiances proposées sont hallucinantes. Le groupe porté par Matt, incroyable batteur, et emmené par le génial Alex Turner confirme son succès mérité dans les plus hautes cimes du rock'n'roll et de la pop.
Set List :
Dance Little Liar / Brianstorm / This House Is A Circus / Still Take You Home / I Bet You Look Good On The Dancefloor / Sketchead / My Propeller / Crying Lightning / Dangerous Animals / The View From The Afternoon / Cornerstone / If You Were There, Beware / Pretty Visitors / The Jeweller's Hands / Do Me A Favour / When The Sun Goes Down / Secret Door
Rappel :
Fluorescent Adolescent / 505
Dance Little Liar / Brianstorm / This House Is A Circus / Still Take You Home / I Bet You Look Good On The Dancefloor / Sketchead / My Propeller / Crying Lightning / Dangerous Animals / The View From The Afternoon / Cornerstone / If You Were There, Beware / Pretty Visitors / The Jeweller's Hands / Do Me A Favour / When The Sun Goes Down / Secret Door
Rappel :
Fluorescent Adolescent / 505

